Le renard roux est le plus commun des renards. On le trouve sur l'ensemble du continent eurasien, en Amérique du Nord,
en Afrique du Nord et même en Australie où il a été importé.
Il fréquente tous les biotopes : forêts, champs, marais, steppes...
On le trouve même dans les villes où il vit en marge des humains.
Vie sociale:
Le renard roux vit en couple ou en petits groupes familiaux sur un territoire dont la superficie peut atteindre 300 à 400 hectares,
et occupe des terriers abandonnés qui possèdent plusieurs sorties lors des mises bas. En temps normal il préfère dormir à l'air libre.
Lorsqu'il part en chasse, il pratique le mulotage pour capturer ses proies. Cette technique consiste à repérer sa proie à l'ouïe, puis à sauter à la verticale comme si les pattes étaient montées sur des ressorts, et à retomber avec les membres antérieurs sur la victime. Elle se pratique principalement dans les zones herbeuses sous lesquelles courent les galeries des rongeurs, ou lors des fenaisons. Avec sa petite bouche qui semble ricaner en permanence et ses yeux fendus, le renard roux inspire immanquablement la malice et la ruse.
Femelle:
La Renarde.
Portée annuelle:
1 portées annuelle de 4 à 6 renardeaux.
Poids adulte:
Environ 6 kg.
Longévité:
De 2 à 3 ans ans.
À savoir:
Injustement classé comme nuisible, car il rend d'inestimables services en nous débarrassant de 5.000 à 10.000 rongeurs par an,
le renard aurait pu être menacé compte tenu de la chasse effrénée dont il a été victime pour sa réputation de tueur de poules,
et pour être porteur de la rage.
Il a été scientifiquement établi que plus il était chassé, plus sa capacité de reproduction augmentait pour compenser les pertes.
En Grande Bretagne où la chasse à courre a été interdite en 2005,
près de 50.000 renards perdent la vie chaque année sans que les populations ne soient mises en danger.
L'animal prospère, et comme il possède une grande faculté d'adaptation, on le retrouve même dans les grandes villes de notre pays
(Nantes, Lyon, Rouen, Nice...), et ailleurs en Europe.
L' écureuil roux habite les bois et les forêts de feuillus ou de résineux (peuplements partiellement formés d’ arbres âgés),
les parcs et les grands jardins boisés.
On le rencontre jusqu’à 2 000 m dans les Alpes et les Pyrénées, partout dans les Vosges.
Le nid est plus ou moins sphérique (environ 30cm de diamètre) et se trouve généralement à plus de 6 m de haut dans un arbre.
Les parois sont faites de branches feuillues, l' intérieur, de 12 à 16 cm de diamètre, est garni de mousse et d’ herbes,
servant dans le nid à la mise-bas. Il est généralement placé contre le tronc dans le houppier; il peut aussi se trouver dans un arbre creux ou un vieux nid de corneille noire. Chaque individu peut avoir plusieurs nids.
Le domaine vital des mâles et des femelles est équivalent (4 ha en moyenne dont la partie centrale, 1 ha, est la plus fréquentée).
En hiver, les mâles se déplacent beaucoup à la recherche des femelles.
La densité de la population est en général de 0,2 à 1,6 individu à par hectare maïs jusqu’à 10/ha en Finlande.
En forêt de feuillus, l' importance des populations dépend de la production de noisettes au printemps.
Les automnes humides sont favorables en raison de l’ abondance des champignons, mais les hivers humides leur sont néfastes.
Vie sociale:
Les différents domaines se recoupent surtout en hiver quand ils sont plus vastes.
Ceux des mâles entre eux, des mâles et des femelles se chevauchent plus ou moins, ceux des femelles étant plus espacés.
Il arrive qu’un même abri soit partagé par temps froid. On peut observer une hiérarchie possible chez les femelles.
En général, l' écureuil roux est peu agressif. Lors des rencontres entre congénères, on observe généralement des mouvements de la queue et des gloussements.
En période de rut, les mâles dominants monopolisent les copulations et précéderaient les dominés lors des poursuites.
L' écureuil roux communique par des gloussements, « tiouk tiouk tiouk » associés à un piétinement et à des mouvements de la queue (claquements).
Il possède des glandes à odeur autour de la bouche où sa peau est plus épaisse. Les sécrétions produites sont utilisée pour le marquage, ainsi que l’ urine.
Mâle et femelle urinent sur des parties de branche écorcées (face inférieure notamment).
La vue étant excellente leur permet d' avoir un grand angle de vision et important pouvoir d’ adaptation aux situations.
Femelle:
LA Ecureuil.
Portée annuelle:
2 portées annuelle de 1 à 6 petits.
Poids adulte:
Environ 330 g.
Longévité:
De 3 à 4 ans.
À savoir:
L'éureuil commun d'Europe ou écureuil roux, Sciurus vulgaris, dont la queue en panache sert de balancier pour se déplacer dans les arbres.
Cet écureuil autochtone en France présente un poil roux, brun, ou gris-noir, mais son ventre est toujours blanc.
Cette espèce protégée s'observe dans les bois, forêts, parcs et jardins.
Sciurus vient de mots grecs et signifie « dont la queue fait de l'ombre ». D'après le site du muséum national d’histoire naturelle,
cet animal mesure 20 à 25 cm, et sa queue entre 15 et 20 cm. En hiver, ses oreilles portent des pinceaux de poils;
Commun dans un grand nombre de biotope, le hérisson habite les bois de feuillus, les haies, les broussailles, les parcs, les prairies humides (surtout au bord de ces milieux), les jardins, les dunes avec buissons. On le trouve jusqu’à 2 000 m en montagne, et jusqu'au sommet dans les Vosges sauf dans les zones déboisées. Il est rare de le trouver dans les forêts de résineux, les champs de céréales, les landes, les marais. Il hiberne dans un nid d’herbes et de feuilles. Le nid est semblable pour la reproduction en été. La plupart des Hérissons changent de nid au moins une fois au cours de l’hiver. En été, il s’abrite dans la végétation et peut changer d’endroit au bout de quelques jours. Les femelles sont plus casanières que les mâles. Il occupe parfois un ancien terrier ou une rabouillère de lapin.
Son domaine vitale est très variable selon la saison et l’habitat. Normalement, il recouvre une zone de 15 à 40 ha. La densité des population est également variable, de 1 pour 0,5 ha à 1 pour 3 ha. Les domaines de différents individus se chevauchent mais les risques de rencontre sont peut-être réduits car les Hérissons s’évitent.
Vie sociale:
Dans la nature, le Hérisson est solitaire. En captivité, on constate la formation de groupes hiérarchisés (les mâles sont alors agressifs). Il arrive (rarement) que mâle et femelle occupent un même nid temporairement. Le sécrétion de la glande temporale permettrait aux Hérissons de s’éviter mutuellement. Il n'existe par de territoire et pas de dépôt de sécrétions odorantes. Comportement agonistique rarement observé en nature. Le Hérisson souffle et grogne quand il se nourrit. Inquiété, il lance des cris de cochon. Chez les deux sexes, les glandes anales sont peu développées, les proctodéales l’étant davantage. Les phéromones jouent probablement un grand rôle pour la reproduction (glandes sexuelles secondaires bien développées). Le mâle urinerait derrière la femelle (ou sur elle pendant la copulation). Pendant les parades nuptiales, il passe plusieurs fois sur les marques odorantes (il est possible que des phéromones déclenchent la réceptivité de la femelle avant l’accouplement). La vue est faible mais l'odorat et l'ouïe sont excellents.
Femelle:
La femelle hérisson.
Portée annuelle:
1 portée annuelle de 4 à 6 petits hérissons.
Poids adulte:
De 400 à 1200 g.
Longévité:
7 et 10 ans.
À savoir:
Le Hérisson consomme surtout des invertébrés terrestres tels que les lombrics, les carabes, les chenilles, les araignées, les limaces, parfois des grenouilles, des lézards, de jeunes Rongeurs, des oisillons, des œufs, des cadavres (poissons inclus), aussi des fruits et champignons. Sa ration nocturne est d'environ 70 g. Les aliments sont saisis avec les mâchoires.
Le Hérisson est nocturne. Animal commun, il est largement répandu mais localement absent sans raisons évidentes. Menacé, le Hérisson se roule en boule.
On trouve le chevreuil sur la presque totalité des pays européens, à l'exception de l'extrême nord, jusqu'en Asie. Les biotopes dans lesquels il vit sont variés. On le trouve aussi bien dans les bois de feuillus, les forêts mixtes, les prairies et les clairières couverts de bosquets et de taillis. Et il fréquente également les espaces dégagés tels que les champs et on peut le rencontrer occasionnellement en limite des zones urbaines, voire dans les zones pavillonnaires.
Vie sociale:
Le chevreuil est très discret. Essentiellement forestier, il trouve refuge au sein des taillis et des arbres. C'est un animal grégaire en hiver. À cette
période il forme des groupes d'une dizaine d'individus. Sédentaire, il exploite durant toute sa vie un territoire d'une centaine d'hectares. L'adulte communique par des postures, des cris ressemblant aux aboiements d'un chien, et le « miroir » fessier qu'il arbore, lui permet de communiquer au sein du groupe et à donner l'alerte en cas de danger. Lorsqu'il se sent menacé il est capable d'atteindre la vitesse de 70 km/h sur quelques centaines de mètres.
La cellule sociale de l'animal est matriarcale et se compose d'une chevrette et de ses jeunes de l'année. En cas de menace, la femelle abandonne provisoirement ses petits en s'enfuyant bruyamment pour détourner l'attention du prédateur. Le chevreuil assure un rôle de régulateur de la végétation dans le biotope qu'il occupe. Que ce soit par broutage ou par frottis, il contribue à la création de milieux semi-ouverts, et permet la diffusion des propagules et des graines, qu'il transporte dans son pelage, sous ses sabots ou dans ses intestins.
Femelle:
La Chevrette.
Ponte annuelle:
1 portée annuelle de 2 faons.
Poids adulte:
De 15 à 30 kg.
Longévité:
6 à 7 ans.
À savoir:
Le chevreuil se nourrit de plantes diverses, d'herbes, de bourgeons, de feuilles et de jeunes branches. Il ne digère pas les graminées sèches et s'il fréquente parfois les zones de cultures, c'est pour s'alimenter de plantations d'hiver (luzerne par exemple). En hiver, il mange également des glands, des faines, des feuilles de ronces et du lierre. Il adore le sel, et les chasseurs s'en servent pour fixer une population.
Le daim est originaire de l'est du Bassin méditerranéen mais a été naturalisé dès l'Antiquité dans tout le sud de l'Europe et au Moyen-Orient. Les principaux troupeaux sauvages ou issus du marronnage résultant de lâchers effectués au Moyen Âge, se trouvent actuellement en Europe centrale, tandis que des évadés de parcs ont récemment formé des populations forestières en France. Dama mesopotamica qui est une espèce voisine s'est retiré dans les forêts du sud de l'Irak et de l'Iran. Les forêts claires de feuillus et les prairies forment le biotope habituel du cervidé.
Vie sociale:
La plus grande partie de l'année, les animaux des deux sexes vivent séparés et ne se retrouvent qu'à la période du raire. Les hardes sont généralement composées d'une dizaine de daines et des faons de l'année, alors que les mâles vivent seuls ou en petits groupes. Le daim est le cervidé le plus inquiet, mais paradoxalement, le plus curieux également. Mais lorsqu'il est effrayé, il recherche les taillis sous futaie dense pour se cacher. Son territoire couvre une surface assez réduite sur laquelle il vit au rythme de ses besoins. Il reste à couvert pendant la journée et se repose, et sort des taillis du crépuscule à l'aube pour brouter.
Femelle:
La Daine.
Ponte annuelle:
1 portée annuelle de 1 à 2 faons.
Poids adulte:
De 45 à 70 kg.
Longévité:
16 ans.
À savoir:
Au contraire de son cousin le daim de Perse qui est classé EN (en danger) par l'UICN, le daim européen n'est pas considéré comme menacé.
Le sanglier vit essentiellement dans les bois et forêts pourvus de points d'eau dans lesquels il creuse des souilles pour s'y vautrer, voire les maquis denses où il peut se mettre à l'abri (quoiqu'il ne craigne pas beaucoup de prédateurs). On le trouve sur l'ensemble du continent eurasiatique depuis la France jusqu'en Chine, en Malaisie et en Indonésie. Il est absent des îles britanniques. Importé aux États-Unis et en Australie, il représente une menace certaine pour les cultures de nos contrées. Le sanglier est réparti en une quarantaine de sous-espèces, et en un nombre indéterminé d'hybrides issus de croisements réalisés dans toutes les régions du monde avec des porcs domestiques, et qui représentent une menace pour la pureté génétique de l'espèce.
Vie sociale:
Le sanglier a une structure sociale de type matriarcale. Il vit en harde ou en compagnie essentiellement constituées de laies suitées. Les femelles adultes sont généralement au nombre de trois ou de quatre, accompagnées de marcassins et de jeunes mâles immatures, les ragots qui ont entre deux et trois ans. C'est la laie la plus âgée et donc la plus expérimentée qui mène le groupe. Les mâles adultes, sexuellement matures à partir de quatre ou cinq ans, sont solitaires et ne rejoignent les hardes qu'à la période de reproduction.
Pour échapper à l'Homme, le sanglier est devenu nocturne. Il est plutôt sédentaire et attaché à son territoire. Il est cependant capable de franchir de longues distances pour trouver un site capable de subvenir à ses besoins alimentaires. Il a généralement besoin d'un espace vital variant entre 1.500 et 5.000 hectares. Il parcourt jusqu'à 14 km par nuit pour rechercher sa nourriture. Les déplacements s'effectuent en cortèges bruyants. Non seulement à cause de la lourdeur du pas de l'animal, mais aussi à cause des grognements et cris qu'il émet. Il n'est silencieux que lorsqu'il se sent menacé. La laie surtout, peut alors devenir extrêmement dangereuse lorsqu'elle défend ses petits. Ses prédateurs ne sont pas nombreux et sont surtout de grands fauves : loup, ours brun, panthère, tigre, et éventuellement lynx pour les marcassins ou les juvéniles.
Le sanglier assure des fonctions complexes et importantes dans les écosystèmes. Il aère les sous-bois forestiers ainsi que la terre qu'il laboure en recherchant sa nourriture. Il permet la dissémination de nombreuses espèces végétales soit en transportant les graines dans ses jarres, en faisant émerger des graines depuis longtemps enfouies dans le sol, ou en les évacuant en déféquant.
Il marque son territoire en se frottant aux arbres et dort dans des trous peu profonds et secs qu'il creuse dans le sol. Il patauge et se roule régulièrement dans les souilles qui sont des points d'eau boueux qu'il affectionne particulièrement, pour se débarrasser des parasites qui infestent sa toison. La boue s'agglomère aux poils et se détache par plaques en séchant, entraînant de nombreux parasites avec elle. Le sanglier est un excellent nageur et n'hésite pas à franchir des fleuves. Certains d'entre eux ont d'ailleurs été aperçus au large des côtes méditerranéennes. Le sanglier possède une mauvaise vue, qu'il compense par une excellente ouïe et un odorat très développé. Il est capable de pousser des pointes de vitesse supérieure à 50 km/h.
Femelle:
La Laie.
Portée annuelle:
Une portée annuelle de 2 à 10 marcassins.
Poids adulte:
de 60 à 150 kg kg.
Longévité:
De 8 à 10 ans.
À savoir:
Le sanglier est omnivore et fouisseur. Il se nourrit en labourant le sol à l'aide de son groin et mange principalement des glands et des faines. Mais il complète son régime alimentaire avec des fruits, baies, champignons, racines, tubercules, ou encore des insectes, vers, gastéropodes, poissons, céréales ou des légumes, lorsqu'il dévaste champs ou jardins, et occasionnellement des charognes. Un « razorback » australien a été abattu alors qu'il se nourrissait d'un cadavre de vache.
On trouve la fouine sur presque tout le continent eurasien depuis la façade atlantique de l'Espagne jusqu'à la Mongolie. Elle occupe des biotopes très variés mais principalement dans les campagnes couvertes de bois et de vergers. C'est un animal peu farouche qui s'accommode de la présence humaine, car il gîte aussi bien dans les granges que dans les greniers, même dans les villes.
Vie sociale:
La fouine est un animal solitaire en dehors de la période de reproduction. C'est un animal territorial qui chasse la nuit. Elle est aussi agile que la martre mais moins à l'aise dans les frondaisons des arbres. Elle chasse au niveau du sol dans les haies, les talus, les lisières de bois ou les jardins, même à proximité des habitations. Elle a la fâcheuse habitude de détériorer les câblages électriques des transformateurs et des véhicules. Ces déprédations seraient le fait des juvéniles qui mordillent à peu près tout ce qu'ils trouvent pour tester leur comestibilité.
Femelle:
La Fouine.
Portée annuelle:
De 2 à 5 petits par an.
Poids adulte:
De 1100 à 2300 g.
Longévité:
De 3 à 10 ans.
À savoir:
Opportuniste, la fouine se nourrit de ce qu'elle trouve selon les saisons et les endroits où elle vit : petits rongeurs, oiseaux, fruits et déchets trouvés dans les poubelles à proximité des habitations. C'est un des rares mustélidés à s'attaquer aux rats et, malgré la mauvaise réputation dont elle jouit, car elle pénètre dans les poulaillers, elle rend d'appréciables services aux collectivités en jouant le rôle de régulateur sanitaire. Dans la Rome antique, elle était apprivoisée et utilisée pour « dératiser » les habitations.
La martre occupe principalement les forêts denses de feuillus et de résineux jusqu'à 2.000 mètres d'altitude sur l'ensemble du contient eurasien, depuis la limite des zones arborées du nord, jusqu'au pourtour méditerranéen.
Vie sociale:
La martre s'est adaptée à une existence arboricole. Elle se déplace sur les branches et les troncs aussi agilement qu'un écureuil mais chasse au sol. Principalement crépusculaire et nocturne, c'est un animal solitaire en dehors de la période de reproduction. On peut cependant l'apercevoir en journée lors de l'élevage des jeunes. La femelle occupe généralement un territoire plus petit que celui du mâle, que ce dernier marque à l'aide de son urine, de ses excréments et à l'aide de glandes situées sur l'abdomen. La martre évite les milieux ouverts où elle sait ne trouver aucun gîte.
Pendant la saison estivale, elle niche dans les arbres dans des abris naturels (amas de lierre, cavités dans les troncs, fourches de branches...) qu'elle n'aménage pas. En hiver elle s'abrite dans des galeries creusées dans le sol par d'autres animaux, sous les racines et les souches ou sous des pierriers. Il lui arrive de chercher refuge dans une grange ou un grenier, mais en règle générale, contrairement à la fouine, elle évite les habitations humaines.
Femelle:
La Martre.
Portée annuelle:
3 petits par an.
Poids adulte:
De 750 à 1850 g .
Longévité:
De 10 à 12 ans
À savoir:
Longtemps traquée pour sa fourrure et pour les poils qui servent encore à fabriquer les pinceaux d'artistes, et pour son statut injustifié de nuisible, ce sont quelques-unes des causes de la régression des populations de martres. Le déboisement, la fragmentation des massifs boisés et le phénomène de « roadkill » ont également contribué à la fragilisation de l'espèce. Mais de nombreux projets de confortement de populations et de réintroduction ont vu le jour. Ceux-ci permettent d'espérer un renversement de la tendance.
La belette fréquente les habitats les plus divers depuis la plaine jusqu'en montagne, où elle peut trouver ses proies habituelles que sont les campagnols. Ainsi on la trouve en lisière de bois, dans les talus, les buissons, sous un tas de pierre, un trou de mur ou même une balle de foin. Son territoire s'étend de la côte atlantique européenne jusqu'au massif de l'Himalaya et en Afrique du Nord. Elle a été introduite en Nouvelle-Zélande où elle est devenue invasive.
Vie sociale:
La belette est sans cesse en activité du fait de la particularité de son métabolisme. Par sa petite taille, ses ressources énergétiques sont extrêmement limitées. Elle doit donc chasser et se nourrir régulièrement pour rester en vie. Sa digestion s'effectue en trois heures. De ce fait elle est tout autant diurne que nocturne et doit consommer journellement l'équivalent du tiers de son propre poids pour survivre. Effrayée, elle se dresse de toute sa taille pour observer les alentours, et si un danger menace, elle pousse des cris d'alarme aigus et perçants. C'est un animal rapide qui sait disparaître en un clin d'œil et un remarquable grimpeur.
Femelle:
La Belette.
Portée annuelle:
1 portée annuelle de 4 à 8 petits.
Poids adulte:
De 65 à 125 g.
Longévité:
8 ans.
À savoir:
La belette est principalement menacée par la réduction de ses habitats et les prédateurs. Elle est également victime de parasites et dépend des possibilités de nourriture. Les populations sont en forte régression dans les zones de cultures intensives où ses proies naturelles se font plus rares. Bien qu'un docteur en zoologie ait conclu que la belette côtoyait les poulaillers pour chasser les rongeurs qui se nourrissaient des graines données aux poules, du fait de préjugés et de croyances populaires sans fondement, la belette est toujours classée comme nuisible dans notre pays.
On trouve le putois principalement dans les plaines boisées humides, en bordure de marais ou d'étangs sur l'ensemble du continent eurasien.
Vie sociale:
Nocturne, l'animal est de plus très discret. Il vit en solitaire et chasse à la tombée du jour et pendant la nuit. Il marque son territoire à l'aide de ses glandes anales qui sécrètent une substance nauséabonde. Lorsqu'il se sent menacé, il peut expulser la dite substance sous forme d'aérosol en direction de son agresseur qui en général ne demande pas son reste, sous peine de traîner cette désagréable odeur pendant plusieurs jours. Il établit son gîte sous une souche creuse, entre les racines d'un arbre, voire dans un terrier abandonné. La gamme de ses vocalisations est étendue car il peut tout aussi bien glousser, que crier de manière aiguë, siffler ou gronder. Il n'est pas très bon grimpeur mais compte tenu de sa prédilection pour la proximité de l'eau, il plonge et nage très bien.
Femelle:
La femelle Putois.
Portée annuelle:
1 portée annuelle de 3 à 5 petits.
Poids adulte:
De 700 à 1700 g .
Longévité:
De 3 à 5 ans.
À savoir:
Bien que le putois rende davantage de services qu'il ne pratique de nuisances, il est classé comme nuisible dans notre pays depuis le 30 septembre 1988. Bien que non encore véritablement menacée, l'espèce est en recul dans le pays du fait de la disparition de ses biotopes favoris, les zones humides, et de la pollution des eaux.
Le raton-laveur commun se trouve depuis le sud du Canada, dans presque toute l'Amérique du Nord jusqu'au Mexique, alors que d'autres sous-espèces sont présentes en Amérique centrale et sur les îles des Caraïbes. Il a été introduit en Europe où il s'est étendu jusque dans les régions caucasiennes. Il fréquente les forêts de feuillus et les forêts mixtes ainsi que les zones agricoles. On le trouve dans les marais, les lisières de forêts et même en milieu urbain.
Vie sociale:
Le raton laveur est nocturne, et se déplace plutôt gauchement au sol, ce qui le rend vulnérable. En contrepartie, c'est un excellent nageur et un grimpeur hors pair. Il est capable de descendre d'un arbre la tête en bas en restant cramponné au tronc par rotation à 180° de ses chevilles. C'est un animal intelligent et curieux qui s'autorise toutes les audaces. En été et en automne, il constitue une réserve de graisse dans laquelle il puisera en hiver. Il n'hiberne pas mais passe par des périodes de torpeur. Dans la nature il gîte dans un arbre creux, sous une souche, un terrier abandonné ou une grange. En milieu urbain, on le trouve dans les greniers, les conduits de cheminées inutilisées, les égouts et les déversoirs d'eau. Seul le mâle défendra son territoire contre les intrus qui se chevauchent fréquemment.
Femelle:
La femelle Raton-laveur.
Portée annuelle:
1 portée annuelle de 3 à 5 petits.
Poids adulte:
De 4 à 9 kg.
Longévité:
5 ans.
À savoir:
Le raton laveur commun est une espèce prolifique dotée d'une grande capacité d'adaptation, et ses effectifs ne sont pas menacés. Même chassés par les agriculteurs qui les considèrent comme nuisibles parce qu'ils pillent les vergers, les greniers à grains, les ruches et les poulaillers, ou victimes d'accidents de la route, ses populations se portent bien. En Europe il est classé en tant qu'espèce invasive représentant une menace pour notre faune sauvage.
On trouve le blaireau sur l'ensemble du continent eurasien au sud du Cercle Polaire. Il gîte principalement dans les forêts de feuillus avec clairière mais recherche sa nourriture dans des milieux divers.
Vie sociale:
Le blaireau est un animal nocturne et crépusculaire. Surtout actif à partir du mois de mai jusqu'en août, ses sorties se font moins régulières à la mauvaise saison. L'animal est organisé en clans familiaux. Il s'abrite dans des terriers qu'il creuse lui-même ou agrandit des tanières abandonnées de renards. Celles-ci peuvent mesurer entre 15 et 20 mètres de longueur, atteindre 4 mètres de profondeur, et possèdent parfois plus de dix accès. Les terriers peuvent être utilisés de génération en génération pendant des dizaines d'années, et réaménagés en fonction des besoins. Les chambres sont tapissées de feuilles et accueillent l'ensemble des membres d'un clan.
Le blaireau communique par vocalisations : gémissements, cris, grondements, reniflements, grognements et même bêlements, et par le frottement d'une sécrétion émanant des glandes anales ou d'une poche sous-caudale sur ses congénères afin de maintenir la cohésion sociale du groupe. Les membres pratiquent également l'épouillage avant de partir en chasse. L'animal occupe un territoire pouvant aller jusqu'à 50 hectares, qu'il marque à l'aide de ses déjections et de ses sécrétions glandulaires. Le blaireau n'hiberne pas mais réduit son activité en hiver, puisant sur les réserves de graisse constituées pendant l'automne.
Femelle:
La femelle Blaireau.
Portée annuelle:
1 portée annuelle de 2 à 7 petits blaireautins.
Poids adulte:
De 8 à 12 kg.
Longévité:
De 10 à 14 ans.
À savoir:
L'animal a disparu d'une grande partie de son aire de répartition initiale du fait des modifications de son environnement : dégradation ou destruction de son habitat du fait des activités humaines, la chasse, le piégeage et les accidents routiers. Opportuniste à l'instar de son cousin américain Taxidea taxus, le blaireau a cependant réussi à s'accommoder de la présence de l'Homme, en installant ses terriers jusque dans les villes ou dans ses abords proches. Un blaireau fouillant une poubelle a été récemment photographié dans un parc londonien.