Selon les références, il existerait de 15 à 40 sous-espèces réparties en deux groupes : celles d'Europe et celles d'Amérique du Nord.
On distingue également deux catégories de loups : les loups du nord plus grands et plus puissants qui vivent en Amérique du Nord, en Europe et en Asie septentrionale,
et les loups du sud que l'on trouve en Afrique du Nord, dans la péninsule arabique et en Asie du Sud.
La fourrure de ces derniers est plus courte, leur cerveau plus petit et leurs mœurs sont moins carnassières.
Ils ressemblent étroitement aux loups reliques qui vivaient il y a 800.000 ans, alors que les loups du Nord sont issus d'une lignée qui ne date que de 150.000 ans.
Avant qu'il ne soit pratiquement exterminé, le loup était présent dans un grand nombre de biotopes de forêts de plaine et de montagne jusqu'à 3.000 mètres d'altitude.
Mais de nos jours, à cause de la pression humaine, il se cantonne dans les zones éloignées des habitations, capables de lui procurer la nourriture dont il a besoin.
En France, la zone de présence permanente de la sous espèce Canis lupus lupus qui représente une cinquantaine d'individus, est limitée aux Alpes.
Les populations italiennes sont plus disséminées mais comptabilisent un millier de loups,
tandis que Canis lupus signatus dont on estime que la population avoisine les 2.000 spécimens, se cantonne à la péninsule Ibérique.
Leur lieu de vie est appelé: tanière.
Vie sociale:
Les loups vivent en meutes organisées selon une hiérarchie dictée par un couple dominant qui est généralement le seul à procréer.
Les membres du groupe sont constitués du mâle et de la femelle alpha, et des jeunes des portées précédentes sur une ou plusieurs générations.
C'est sur cette structure que s'établissent les liens de soumission et de domination.
C'est le chef de la troupe qui décide du départ de la chasse et qui se nourrit en premier lorsque la proie est abattue.
Les meutes sont en principe constituées d'une douzaine d'individus, mais des meutes de trente ont déjà été observées.
Le moyen de communication principal est le hurlement et chaque loup possède une fréquence vocale distincte.
Il sert à rassembler les membres de la meute et à conserver sa cohésion. Il sert également d'avertissement aux intrus.
L'odorat joue également un rôle important car il permet d'informer les autres de son état (principalement les femelles lors de la période de reproduction), et à marquer le territoire.
Mais le loup utilise aussi d'autres vocalisations pour échanger avec les autres : grognements, jappements, gémissements et des postures ou des expressions de la face.
Ces manifestations désignent soit le contentement, l'anxiété, la protestation, la domination, la soumission et tous les autres sentiments ressentis par les animaux.
Femelle:
La Louve.
Portée annuelle:
De 2 à 3 louveteaux.
Poids adulte:
De 16 à 80 kg.
Longévité:
10 ans.
À savoir:
Bien qu'il ait failli être exterminé et qu'il soit aujourd'hui protégé, le loup gris n'a pas de statut de menace.
Seules quelques populations sont actuellement en situation critique, comme les loups pyrénéens et alpins.
Cette dernière est diabolisée par les éleveurs qui leur attribuent des carnages sur les ovins dont ils ne sont pas toujours les auteurs.
En effet, il a été établi dans une étude menée dans le Lubéron, que la majorité des pertes en bétail étaient dues aux chiens divagants.
Un document du Cerpam établit que 85 % des attaques contre les ovins sont dues aux chiens.
On trouve le lynx boréal dans les zones de forêts tempérées et boréales composées de sous-bois denses depuis la Scandinavie jusqu'en Sibérie et même en Chine du Nord.
À l'heure actuelle, bien qu'il fréquente les steppes, il trouve principalement refuge dans les montagnes.
Son territoire, dont la superficie varie de 20 à 300 km², peut recouvrir celui de plusieurs femelles.
En journée, il se repose dans une cache.
Vie sociale:
Le Lynx boréal est un prédateur solitaire, actif du crépuscule au lever du soleil. Le territoire du mâle recouvre celui d'une ou plusieurs femelles.
Le lynx mâle est intolérant envers les autres mâles traversant son territoire, mais ce sont les femelles qui restent les plus vindicatives entre elles.
Les territoires comportent cependant des « zones neutres » où il est possible de circuler sans qu’il y ait affrontement : il s'agit fréquemment des limites du territoire.
Chaque adulte a un territoire de 11 à 300 km2, voire 400 km2, selon l'abondance des proies. Lorsqu'elles sont rares,
le Lynx boréal patrouille des zones plus vastes pour se trouver à manger. Ainsi, "dans les Carpathes occidentales, le territoire d'un lynx comporte 27 km2,
alors que dans le nord de l'Europe et en Asie son territoire atteint 50 à 60 km2. Les vieux mâles occupent un territoire plus vaste encore.
Il faut bien attendre dix jours avant qu'un lynx ne repasse dans une portion donnée de son domaine de chasse, ou retrouve sa piste à laquelle il demeure souvent fidèle".
Une formule permettant de calculer la densité de Lynx boréal pour 100 km2 en fonction de la biomasse d'ongulés a été proposée
à partir de l’analyse de territoires de lynx de différents pays occupés, mais elle reste incertaine étant donné la variété des méthodes de comptage.
Femelle:
La Lynx.
Portée annuelle:
De 1 à 4 petits.
Poids adulte:
De 10 à 30 kg.
Longévité:
15 ans.
À savoir:
Le lynx était commun dans toute l'Europe jusqu'au XIXe siècle.
L'accroissement de la population et la chasse l'on éradiqué de notre territoire à cette époque, bien avant le loup et l'ours.
Le félin apparaît en Annexe II de la CITES depuis 1977 mais n'est classé qu'en « préoccupation mineure » par l'UICN en raison de sa large distribution.
De même que l'ours des Pyrénées n'est pas considéré comme une espèce d'ours brun,
les petites populations de lynx réintroduites dans le Jura, les Alpes suisses et dans d'autres pays européens, ne constituent pas non plus des espèces à part entière.
L'ours brun européen se trouve principalement dans les forêts nordiques ou montagnardes reliques de la Préhistoire.
Il évolue principalement dans les régions isolées de Scandinavie et de Russie, des Balkans et des Carpates.
Une petite population tente de survivre dans les Pyrénées et une autre dans le nord de l'Italie.
Il se cantonne à l'étage montagnard qui se situe entre 800 et 1.200 mètres,
car c'est à cette altitude que la biomasse et la diversité de nourriture nécessaire à son alimentation sont les plus importantes.
Il a une préférence pour les milieux forestiers couverts et évite les zones découvertes telles que prairies ou chaumes.
Dans les Pyrénées, compte tenu de l'influence de l'Homme, l'ours est repoussé à la limite de l'étage montagnard et celui du subalpin, entre 1.500 et 1.800 mètres.
Le territoire doit s'adapter au cycle annuel de l'animal et de ses besoins.
L'ours hiberne dans une grotte ou une caverne.
Vie sociale:
Solitaire en dehors de la période de reproduction, l'animal est plutôt crépusculaire et nocturne.
Son activité saisonnière est rythmée par la recherche de nourriture et la période du rut. Durant l'été et l'automne, l'ours brun emmagasine des réserves de graisse pour passer l'hiver.
Il peut ainsi prendre de 10 à 14 kilos par semaine, ce qui n'est pas de trop, car il peut perdre jusqu'à 200 kilos de son poids initial lors de l'hibernation qui a lieu dans une grotte ou une caverne abritée.
Celle-ci n'a lieu que dans les régions qui ne lui procurent plus de nourriture au cœur de l'hiver.
Sous des latitudes plus clémentes, il n'hiberne pas. Son sommeil n'est pas profond, mais est entrecoupé de phases de réveils.
Femelle:
L'Ourse.
Portée annuelle:
De 2 à 3 oursons, tous les 2 à 3 ans.
Poids adulte:
De 130 à 700 kg.
Longévité:
20 ans.
À savoir:
L'ours brun européen n'est pas considéré comme étant en danger par l'UICN.
Les populations actuelles sont suffisantes pour maintenir l'espèce. Les quelques individus qui sont artificiellement maintenus dans les Pyrénées,
ne forment pas une espèce particulière et ne méritent pas le classement sur la liste rouge des espèces en danger.
D'autres sous-espèces sont par contre estimées vulnérables, telle Ursus arctos beringianus,
l'ours brun du Kamtchatka qui a pourtant obtenu 500 permis de chasse en 2005 par le ministère de la Gestion de la faune de cette région de Russie..
Le bouquetin est un animal de haute montagne qui vit dans les zones rocheuses escarpées.
On le trouve principalement dans le massif alpin entre 500 et 3.000 mètres.
D'autres espèces évoluent dans les Pyrénées, dans le Caucase, dans la péninsule arabique et dans certaines régions montagneuses du nord de l'Afrique.
C'est davantage un animal de rochers que de montagne.
Vie sociale:
Diurne, le bouquetin est un animal grégaire qui vit en groupe pouvant regrouper jusqu'à une centaine d'individus.
C'est davantage un animal de rochers que de montagne. Grâce à ses sabots larges et ses soles souples qui « accrochent » admirablement les roches,
il est à l'aise sur les parois abruptes exposées au sud, riches en couloirs, surplombs et vires.
Son territoire s'étend sur une vingtaine de kilomètres carrés, et comprend trois zones qu'il occupe à des saisons différentes en fonction des disponibilités en nourriture.
Elles sont reliés par des corridors de circulation.
La communication peut être olfactive, visuelle ou sonore, et tient un rôle important dans la vie sociale de l'ibex.
Les attitudes ou les comportements ritualisés tels que les simulacres de combats qu'effectuent les jeunes, définissent la position sociale des individus au sein du groupe.
Même dérangé, le bouquetin ne fuit pas à toute allure. Au contraire, il s'éloigne sans précipitation.
Certainement pour ne pas effectuer de faux pas et ne pas chuter.
Femelle:
L'Étagne.
Portée annuelle:
1 chevreau tous les 2 ans.
Poids adulte:
De 65 à 100 kg.
Longévité:
20 à 25 ans.
À savoir:
Le bouquetin se porte bien dans la plupart des territoires où il vit et n'est pas sous statut de menace.
Quelques sous-espèces sont cependant en danger, dont le bouquetin d'Espagne car deux d'entre elles se sont déjà éteintes.
La disparition la plus récente concerne celle de Cabra pyrenaica pyrenaica date de l'année 2000.
Capra pyrenaica lusitanica s'est éteint au cours du XIXe siècle. La survie de la sous-espèce Capra pyrenaica hispanica dépend de sa protection,
tandis que Capra pyrenaica victoriae est considérée comme vulnérable.
Le mouflon de Dall peut occuper des biotopes différents dans la zone subarctique qu'il occupe,
mais il ne vit que dans les zones escarpées de montagne qui leurs procurent des refuges contre les prédateurs.
On le trouve au Yukon en Alaska, dans le Territoire du nord-ouest au Canada et dans le nord de la Colombie britannique.
Vie sociale:
Durant le printemps et l'été, le mouflon de Dall nomadise sur les pelouses alpines et passe le plus clair de son temps à s'alimenter
afin de reconstituer sa masse graisseuse en prévision de l'hiver.
Il recherche les pâturages dépourvus de neige et les salines. Dès l'automne, il redescend dans les vallées,
s'exposant ainsi aux attaques des loups, des coyotes ou des grizzlis. Il vit en groupes familiaux constitués de femelles et de jeunes de l'année au sein desquels chaque membre tient sa place.
Les mâles vivent en petits groupes et ne retrouvent les femelles qu'au moment du rut. Le mouflon est un animal sociable,
et les seuls heurts ont lieu lors de la période de reproduction quand les béliers dominants combattent pour défendre leur harem.
Ils se projettent alors l'un contre l'autre tête en avant et s'entrechoquent les cornes jusqu'à ce que le plus faible mette le genou à terre.
Femelle:
L'Agnelle et Bélier pour le mâle.
Portée annuelle:
1 Agneau par an.
Poids adulte:
De 25 à 50 kg.
Longévité:
15 ans.
À savoir:
Il existerait deux sous-espèces du mouflon de Dall. Mais cette distinction est contestée car les analyses génétiques ne déterminent pas de différences
entre les populations. Celle qui vit dans l'extrême nord (Ovis dalli dalli) a un pelage blanc pour se confondre avec le paysage alpin enneigé,
tandis que celle qui vit plus au sud (Ovis dalli stonei) arbore un poil brun sombre pour mieux passer inaperçu dans les environnements boisés.
Il s'agirait donc de la même espèce dont les groupes ont divergé pour être moins vulnérables face aux prédateurs.
On pensait que la population de mouflons fannins (Ovis dalli fannini) était née de l'hybridation des deux premières,
mais son isolement géographique datant de la dernière glaciation dément cette hypothèse.
Le mouflon fannin également appelé mouton ensellé, a une tête, le cou et le croupion blancs et le corps gris.
javascript:document.forms['EditForm'].screen.value=3;document.forms['EditForm'].submit(); Les mâles du mouflon de Dall possèdent de longues cornes de couleur ambrée, recourbées en spirales et pointant vers l'avant.
Elles sont plus courtes chez les femelles.
Le chamois, dont il existe six sous-espèces, évolue dans les zones rocheuses de montagne depuis les Alpes jusqu'en Turquie, en passant par le Caucase.
On le trouve entre 800 et 2.500 mètres d'altitude, cette dernière côte correspondant à la limite des pelouses alpines dont il tire sa subsistance.
C'est surtout le relief qui détermine l'implantation du chamois. Il doit être accidenté afin d'assurer sa sécurité.
Il recherchera également un couvert forestier qui lui servira de dortoir et d'abri, et lui assurera une partie de sa nourriture.
Vie sociale:
Au printemps, le chamois passe le plus clair de sont temps à se nourrir pour reconstituer les réserves de graisse qu'il a perdues durant l'hiver.
Il est principalement diurne. Le mâle vit en solitaire du mois de juin à octobre, et en hardes en-dehors de cette période.
La taille des hardes est variable. Elles peuvent aussi bien se composer de quelques individus avec un mâle ou bouc à leur tête, ou d'une centaine de bêtes.
Lorsque le mâle dominant quitte la harde, c'est la femelle la plus âgée ou bréhaigne, qui prend sa tête.
C'est elle qui décide du chemin à suivre dans les passages délicats tels que les couloirs d'avalanches.
Lors du rut les mâles deviennent agressifs. Ils se lancent dans des poursuites spectaculaires et entrechoquent leurs cornes.
Il n'est pas rare que l'un des protagonistes frappe son adversaire au ventre pour le déséquilibrer et le faire chuter dans un ravin.
Sa morphologie est particulièrement bien adaptée à la configuration du terrain sur lequel il évolue.
Son cœur est très volumineux, son sang est plus riche en globules rouges et ses poumons plus développés.
Ces particularités physiques lui permettent de descendre ou de gravir une pente de face sans se préoccuper des courbes de niveau.
C'est un acrobate hors pair qui jongle avec le vide. Il possède une bonne vision mais uniquement sur les objets en mouvement,
son ouïe est fine et son odorat est très développé.
Femelle:
La Chêvre.
Portée annuelle:
1 petit par an.
Poids adulte:
De 25 à 60 kg.
Longévité:
De 15 à 16 ans.
À savoir:
Les effectifs de chamois ne sont pas répartis de manière égale et certaines populations et sous-espèces sont en situations précaires.
Le groupe des Abruzzes italiennes ne compte que 300 têtes, mais s'est stabilisé. Parmi les plus grands dangers menaçant le chamois,
l'on peut trouver les avalanches, les chiens errants, les incursions humaines et les troupeaux d'ovins en transhumance qui le concurrencent sur le plan alimentaire.
On trouve le cerf dans les grands massifs forestiers d'Europe, d'Amérique du nord, dans le Nord de l'Asie et de l'Afrique
(massif de l'Atlas), où survivent quelques populations reliques de cerfs de barbarie.
Le cerf élaphe compte plusieurs sous-espèces qui expliquent cette grande répartition géographique.
Il a été importé en Australie et en Nouvelle Zélande.
Vie sociale:
Le cervidé vit en hardes exclusivement constituées de biches et de jeunes de l'année.
Les mâles ne vivent avec elles que pendant la période de reproduction. Le reste du temps ils sont solitaires.
Crépusculaire et nocturne, le cerf évolue sur un territoire avoisinant les 3.000 hectares mais peut se déplacer sur plusieurs dizaines de kilomètres pour trouver des lieux de nourrissage plus riches.
Le cerf entre en rut à la fin de l'été ou au début de l'automne, et est symbolisé par son fameux brame.
Ce cri rauque semblable au mugissement, s'entend à plusieurs kilomètres de distance. Il sert à attirer les femelles réceptives et à éloigner les rivaux.
Mais en cas de rencontre avec un autre mâle, la confrontation est inévitable.
Les deux cervidés se jettent la tête en avant l'un contre l'autre dans le but de déséquilibrer l'adversaire.
Ces combats peuvent avoir différentes issues : l'abandon pur et simple du terrain par l'animal vaincu,
des blessures graves ou la mort par épuisement si les bois des animaux restent entremêlés.
Femelle:
La Biche.
Portée annuelle:
1 Faon par an.
Poids adulte:
De 75 à 340 kg.
Longévité:
15 ans.
À savoir:
Herbivore et ruminant, le cerf est également sélectif dans son alimentation car il se nourrit de la végétation qu'il trouve sur son territoire.
Dans les massifs montagneux couverts de résineux, il mange les jeunes branches de sapins et d'épicéas.
Dans les bois de feuillus, il broute les feuilles et les jeunes branches des arbres et des arbustes, les graminées, les feuilles de ronce et de lierre.
Il grignote également le bois et en hiver, peut compléter ses menus avec des pommes ou des poires, des glands, des faines et même des feuilles mortes.
Le caribou forestier vit dans des habitats peu productifs et offrant une faible diversité végétale.
Dans le nord-est de l’Alberta, il est confiné aux tourbières durant toute l’année.
En Sasketchewan, il fréquente les tourbières et les peuplements d’épinette noire (Picea mariana).
Dans le nord de l’Ontario et du Québec, le caribou forestier recherche avant tout des sites riches en lichens terricoles ou arboricoles qu’il trouve dans les forêts matures d’épinette.
On note toutefois des différences régionales parfois notables selon la disponibilité des divers habitats.
Les femelles se dispersent dans les tourbières, la forêt résineuse, parfois sur des îles pour mettre bas, afin de réduire les risques de prédation.
À l’été, elles rechercheraient des sites offrant une meilleure qualité alimentaire ou des milieux ouverts, exposés au vent pour fuir les insectes.
En hiver, les caribous forestiers sont plus concentrés que durant les autres saisons.
Ils évitent les peuplements mélangés et fréquentent des milieux ouverts riches en lichens terricoles jusqu’à ce que les conditions de neige ne permettent plus le creusage de cratères d’alimentation.
Ils se déplacent alors vers des forêts de conifères. Ils utilisent les plans d’eau pour se déplacer, fuir les prédateurs et se reposer.
Les domaines vitaux sont habituellement grands (200–300 km2) mais varient beaucoup selon les populations et les individus (32–1 470 km2).
Vie sociale:
Le caribou forestier vit en faible densité (d'un à trois individus pour 100 km2) dans toute son aire de répartition,
laquelle se situe généralement entre le 49e et le 52e parallèles, dans l’est du Canada. Les effectifs des populations méridionales isolées sont assez bien estimés
mais la population totale reste inconnue à cause des contraintes logistiques et monétaires qu’engendrent sa distribution contagieuse,
ses faibles densités et le chevauchement de l’aire de répartition hivernale des écotypes forestier et toundrique.
Femelle:
La Caribou.
Portée annuelle:
1 petit par an.
Poids adulte:
De 160 à 180 kg.
Longévité:
De 12 à 15 ans.
À savoir:
Le tourisme faunique est important dans de nombreuses parties du Canada où se trouve le caribou.
La chasse récréative au caribou des bois sylvicole revêt une importance économique dans le Territoire du Yukon,
dans le nord de la Colombie-Britannique et à Terre-Neuve-et-Labrador.
Dans le Nord, les vastes hardes de caribous en migration offrent un spectacle sans pareil en Amérique du Nord;
celles-ci pourraient contribuer à une industrie touristique en attirant des naturalistes, des photographes et des chasseurs détenteurs de permis.
On trouve les rennes à partir du cercle polaire :
au Canada, en Alaska, au Groënland, en Scandinavie et au nord de l'Asie ( Russie, Mongolie, nord de la Chine ).
Le renne vit dans des habitats différents au cours de l'année et des saisons :
dans les forêts boréales, la toundra forestière et la toundra arctique.
On trouve des troupeaux de rennes en Islande.
Ceux-ci ont été importés entre 1771 et 1787 du Finnmark. Ils sont répartis entre plusieurs régions :
le Vestmannaeyjar, le Suðurland, le Suðvesturland, le Norðausturland et l'Austurland.
Plusieurs groupes ont totalement disparu, la cause principale en est le manque de pâturage en hiver.
Malgré tout, certains troupeaux ont réussi à s'adapter et ont été déplacés dans le Vopnafjörður en 1787.
On essaie aujourd'hui de les garder dans l'est du pays.
On trouve aussi des populations de rennes en Asie centrale et orientale (Yakoutie) où il est utilisé comme bête de trait (comme en Laponie)
ainsi qu'au Canada dont le climat lui convient parfaitement.
Vie sociale:
Les rennes domestiqués ont conservé une grande partie des instincts de leurs ancêtres:
ils fuient leurs prédateurs et s'en protègent en groupe, ils se mettent instinctivement en file indienne pour traverser les lacs ou fleuves gelés ou pour nager,:
ils préfèrent marcher sur la neige plutôt que sur la glace et savent trouver leur nourriture sous la neige.
Ils n'évitent cependant pas toujours les accidents. Ainsi en 2009, alors que 3 000 rennes traversaient un fleuve gelé,
les animaux de tête, peut-être en pressentant que la glace était trop fine, firent demi-tour.
Sous leur poids, la glace s'est rompue et presque tous les animaux sont tombés à l'eau.
Deux cents n'ont pas réussi à regagner la glace ferme et se sont noyés.
En septembre 1984, une spectaculaire noyade de 9 604 caribous à la chute du Calcaire sur la rivière Caniapiscau a fait le tour du monde.
Une harde du troupeau de la rivière George large d'un kilomètre s'est engagée à la nage juste en amont du rapide de 22 m, alors que la rivière était en crue.
Emportés par le courant, ils ont péri par noyade pour s'amonceler en aval de la chute.
Femelle:
La Renne.
Portée annuelle:
1 petit par an.
Poids adulte:
De 120 à 250 kg.
Longévité:
De 12 à 15 ans.
À savoir:
Le renne est capable de courir à la vitesse de 60 km/h mais il est surtout capable de courir à 40 km/h pendant près d'une heure.
Il a une alimentation assez variée puisqu'il mange essentiellement des lichens, mais aussi des plantes herbacées, des écorces,
des petits branchages, des mousses et des champignons.
Certaines espèces de marmotte vivent dans les montagnes entre 1 300 et 3 000 mètres d'altitude.
Cette amplitude altitudinale pourrait être due à la fraîcheur hivernale qu'elle recherche, ainsi qu'à la pression exercée par l'homme sur l'espèce.
D'autres espèces, comme celles d'Amérique du Nord et des steppes eurasiennes, préfèrent les prairies rugueuses.
La marmotte hiberne pendant 5 mois et demi sous terre.
Vie sociale:
Les marmottes s'accouplent au mois de mai. La gestation dure 33 ou 34 jours et une portée peut compter de 3 à 5 petits.
Les marmottes juvéniles, appelées marmottons, naissent fin mai à début juin.
À la naissance, les marmottons mesurent à peine 3 cm et pèsent environ 30 g.
Ils ont les yeux fermés et n'ont pas encore de poils.
Les petits restent un à deux mois dans leur terrier avant de sortir au mois de juillet.
Femelle:
La Marmotte.
Portée annuelle:
De 3 à 5 marmottons.
Poids adulte:
De 2,8 à 3,3 kg kg.
Longévité:
15 ans.
À savoir:
En automne, elle mange énormément pour constituer les réserves de graisse qui lui permettront de survivre.
Pour ne pas brûler ses réserves trop vite, elle vit au ralenti. Sa température corporelle chute à 7 degrés et son cœur ralentit,
aux alentours de 4 ou 5 pulsations par minute. Elle se réveille environ toutes les quatre semaines pour faire ses besoins.
S'il fait moins de 3 °C sous terre, la marmotte doit se réveiller et bouger pour ne pas mourir de froid.
Il semble que l'hibernation sociale (en groupes familiaux, dans l’hibernaculum, avec des individus âgés plus expérimentés),
étudiée chez Marmota marmota, si elle est un facteur de risque éco-épidémiologique à cause de la promiscuité,
puisse aussi procurer des avantages en termes de survie hivernale.
On rencontre principalement l'hermine en zone montagneuse entre 1.000 et 3.000 mètres.
Elle évite les forêts denses et on la trouve également dans les campagnes à proximité des cultures,
dans les haies bordant les prairies et même à proximité des habitations.
Sa répartition géographique s'étend sur l'ensemble de l'Eurasie à l'exception des pays du pourtour méditerranéen et en Amérique du Nord.
Elle a été introduite en Nouvelle-Zélande.
Son gîte est généralement aménagé dans un terrier, un creux d'arbre ou sous un éboulis de pierres.
En fait, l'animal en aménage plusieurs sur le territoire qu'il occupe afin d'avoir toujours un abri à disposition.
Vie sociale:
L'hermine est très active et se déplace en permanence à la recherche de proies.
De ce fait elle alterne les phases d'activités et de repos tout au long de la journée et de la nuit.
L'hermine possède une ouïe et un flair très développés qu'elle utilise lorsqu'elle chasse ou pour repérer un danger.
Lors de ses escapades, elle s'arrête fréquemment en se redressant sur ses pattes postérieures pour observer les alentours.
Elle vit en solitaire en dehors des périodes de reproduction.
Femelle:
L'Hermine.
Portée annuelle:
De 4 à 8 petits.
Poids adulte:
De 125 à 440 g.
Longévité:
De 2 à 3 ans.
À savoir:
L'espèce n'est pas menacée mais son statut est incertain car c'est une espèce de gibier qu'il est autorisé de chasser en France.
Ces abattages sont heureusement peu fréquents, d'autant que l'hermine n'est pas classée comme nuisible.
Elle rend d'inestimables services au même titre que d'autres mustélidés, en tant que régulatrice des populations de rongeurs.
Le lièvre variable vit dans les Alpes, en général au dessus de 1600 m, mais il peut être observé dès 1200 m.
Il ne vit presque jamais en milieu agricole. En Isère, il n'est ainsi observé que dans les communes de montagnes de Belledonne et du Vercors,
et n'est plus être présent en Chartreuse depuis plusieurs décennies.
Il se repose et élève ses petits dans un nid à même le sol appelé gîte.
Il fréquente tous les milieux alpins (bois de pins, aulnaies, crêtes, éboulis, pelouses, entre 1 500 et 3 000 mètres)trouvant dans chacun une pitance à son goût.
Il est aussi capable de parcourir rapidement de grandes distances et des dénivelés importants,
jusqu'à plus de 1 000 mètres de dénivelé.
Vie sociale:
À la différence des autres lièvres, le blanchon a un estomac à toute épreuve, et peu de choses le rebutent,
il peut par exemple digérer des écorces d'arbres et sait se purger en avalant des graviers et de la terre.
Femelle:
La Haze, le mâle est appelé le Blanchon.
Portée annuelle:
3 portées annuelle de 5 levrauts.
Poids adulte:
De 3 à 3,5 kg.
Longévité:
3 ans.
À savoir:
Fin octobre à début novembre, la livrée du lièvre variable, grise durant la saison chaude, blanchit à partir des extrémités.
Cela lui permet de mieux se fondre dans la nature et d'échapper à ses nombreux prédateurs, ne laissant derrière lui que des petites crottes,
rondes, lisses et vernissées. Son pelage d'hiver, à la suite de sa mue, devient blanc, avec un poil plus long et plus riche en duvet,
formant une bourre épaisse et donc plus chaude.
Un autre avantage de sa livrée de couleur blanche est de limiter le rayonnement de chaleur de l'animal.
Sa forme plus ramassée et ses oreilles plus courtes lui assurent un rapport surface-poids plus faible limitant aussi les pertes calorifiques.