Le renard polaire, appelé également le renard arctique, le renard des neiges,
le renard isatis ou le renard bleu, est un mammifère carnivore de la famille des canidés.
Il vit dans les régions arctiques et peut résister à des températures extrêmes de – 70°C. Régions arctiques du globe :
Groenland, Russie, Canada, Alaska, Islande, Scandinavie. Le renard polaire est un animal social et territorial;
il vit en bande composée de plusieurs canidés.
Le mâle et la femelle s’occupent de l’éducation des renardeaux. Le renard arctique vit dans une tanière déneigée à l’abris des intempéries
Vie sociale:
Le renard polaire est un animal social et territorial;
il vit en bande composée de plusieurs canidés. Le mâle et la femelle s’occupent de l’éducation des renardeaux.
Parfois, certains renards polaires vivent en solitaire.
Le renard polaire est beaucoup moins peureux et méfiant que le renard roux notamment vis-à-vis de l’homme.
S'il ne peut trouver son mets favori, le renard polaire se contente d'autres proies.
C'est au printemps qu'a lieu la période du rut, au cours de laquelle mâle et femelle s'accouplent.
Au bout d'une cinquantaine de jours, dans son terrier ou dans une anfractuosité rocheuse, la renarde met au monde une portée de 2 à 10 renardeaux
(en fonction de la nourriture disponible).
Les premiers jours, les petits sont aveugles et allaités par leur mère.
C'est leur père qui assure la subsistance de la famille, apportant de la nourriture à la femelle.
A 14 jours de vie, les renardeaux ouvrent les yeux et commencent à explorer le terrier et ses environs.
Leur mère recommence alors à chasser. Une obligation liée à la quantité extrêmement importante de lemmings nécessaires pour nourrir et régaler une famille
de renards polaires pendant tout un été.
S'il ne peut trouver son mets favori, le renard polaire se contente d'autres proies.
A son menu figurent également souris, lièvres arctiques, oiseaux, œufs, mais aussi moules, oursins voire cadavres de phoques.
En général, il les attrape par surprise. Et si l'été, la nourriture se trouve en abondance, il prévoit des stocks pour la saison hivernale.
Femelle:
La renarde arctique.
Portée annuelle:
1 portées annuelle de 8 à 11 renardeaux.
Poids adulte:
de 2,2 à 14 kg.
Longévité:
de 10 à 15 ans.
À savoir:
Le renard polaire est plus petit et plus léger que le renard roux.
Le réchauffement climatique a tendance à diminuer l’habitat naturel des renards polaire et favoriser l’apparition des renards roux.
Il est considéré comme un animal très intelligent et rusé.
Le renard polaire est parfois considéré comme une « espèce ingénieure » (comme le castor) du fait de la modification de son environnement et des conséquences qu’elle entraine.
Le lièvre arctique possède l'aire de répartition la plus septentrionale de toutes les espèces de lièvres et de lapins.
S'étendant du Groenland à l'Alaska, l'aire de répartition du lièvre arctique comprend également le Labrador, le Manitoba, Terre-Neuve, le Nunavut et le Québec dans le nord du Canada.
Le lièvre arctique se trouve principalement sur les collines et les zones rocheuses de la toundra arctique, où il n'y a pas de couvert forestier.
Cette espèce vit principalement sur le sol, mais créera parfois des tanières ou utilisera des abris naturels par temps froid.
En hiver, on sait que le lièvre arctique se déplace dans des habitats forestiers.
La femelle met bas dans une dépression creusée dans le sol, tapissée d'herbe, de mousse et de fourrure ou protégée sous des rochers.
Vie sociale:
Le lièvre arctique est principalement solitaire. Cependant, pendant les mois d'hiver, cette espèce peut avoir un comportement de flocage,
se regroupant parfois en grands groupes pouvant aller jusqu'à 3 000 individus.
Ce comportement unique peut offrir au lièvre arctique une protection contre les prédateurs.
Les "troupeaux" sont synchronisés les uns avec les autres et peuvent se déplacer, courir et changer de direction en même temps.
La mue en hiver ou en été dépend du nombre d’heures de clarté.
Lorsque le lièvre arctique détecte une modification du nombre d'heures de lumière du jour, des hormones sont déclenchées qui déclenchent la mue.
Le lièvre arctique court de façon erratique et bondit en fuyant un prédateur pour tenter de s'échapper,
atteignant parfois des vitesses pouvant atteindre 60 km/h.
Sa faible teneur en graisse et ses longues jambes comparées à sa taille lui confèrent une forme de locomotion extrêmement efficace.
Le lièvre arctique se nourrit principalement de plantes ligneuses telles que le saule arctique (Salix arctica), ainsi que d'herbes, de baies, de bourgeons,
d'arbustes et de lichens. Nourrisseur opportuniste, le lièvre arctique peut aussi manger des petits animaux et des charognes.
Cette espèce a un odorat aigu qui lui permet de localiser et de chercher de la nourriture dans la neige.
La saison de reproduction du lièvre arctique débute en avril ou en mai. La période de gestation est d'environ 53 jours,
les femelles mettant généralement au monde une portée de 2 à 8 levrauts en juin ou juillet.
Les levrauts naissent à un stade avancé de développement, avec la fourrure et les yeux ouverts.
La femelle revient nourrir ses petits toutes les 18 heures avec du lait très nutritif,
les laissant finalement se débrouiller seuls lorsqu'ils sont complètement sevrés après 8 ou 9 semaines.
Femelle:
La haze arctique.
Portée annuelle:
1 portées annuelle de 2 à 8 levrauts.
Poids adulte:
de 2,5 et 5,5 kg.
Longévité:
18 mois.
À savoir:
Les lièvres arctiques sont bien adaptés pour éviter les prédateurs.
En hiver, leur fourrure blanche se fond avec la neige et les camoufle.
Au printemps et en été, leur fourrure est d'un gris brunâtre, qui se fond également dans le sol et l'habitat environnant.
Quelques jours après la naissance, les jeunes lièvres arctiques sont capables de se défendre en se cachant ou en restant immobiles.
À mesure qu'ils mûrissent, ils deviennent incroyablement agiles et peuvent atteindre une vitesse de 64 km/h, ce qui leur permet de distancer les prédateurs.
Le plantigrade vit exclusivement dans les régions polaires du cercle arctique,
sur les inlandsis (glaciers continentaux) mais aussi et plus principalement sur la banquise dont il arpente l'immensité.
On le trouve dans le nord de l'Alaska, dans l'archipel arctique canadien, au Groenland, dans l'archipel du Svalbard (Spitzberg) et sur la terre François Joseph,
ainsi que dans le centre nord de la Sibérie. L'étendue de son territoire est par contre limitée par la disponibilité de plaques de glace dérivant sur les mers.
La femelle met bas dans une dépression creusée dans le sol, tapissée d'herbe, de mousse et de fourrure ou protégée sous des rochers.
Des ours blancs des deux sexes et de tous âges peuvent occuper des tanières ou des abris temporaires durant les grands froids ou les tempêtes,
mais seules les femelles gravides y demeurent tout l’hiver.
Dans la majeure partie de l’Arctique, la préparation des tanières de mise bas commence vers la mi-octobre,
les femelles gravides recherchant alors des amoncellements de neige épais près de la côte.
Souvent, elles creusent leur tanière sur le versant sud de collines ou de vallées, où les vents dominants du Nord forment d’épais amoncellements de neige.
La dimension des tanières varie, mais la chambre de mise bas, située à l’extrémité supérieure d’un tunnel d’entrée mesurant un ou deux mètres de longueur,
a un diamètre moyen de 1,5 m et atteint de 90 à 100 cm de hauteur en son milieu.
Une fois la tanière creusée, la neige soufflée par le vent a tôt fait de refermer l’ouverture du tunnel d’entrée.
La chambre, plus haute que le tunnel d’entrée, emprisonne l’air chaud dégagée par les ours. Lorsque la tanière est occupée,
la température intérieure reste à quelques degrés sous 0 °C tout l’hiver, et ce, peu importe le froid qu’il fait à l’extérieur.
Vie sociale:
Le domaine de l'ours blanc étant la banquise, l'animal est devenu un mammifère semi-aquatique,
qui parcourt de longues distances à la nage pour rejoindre les packs de glace dérivante et trouver des troupes de phoques qui constituent l'essentiel de sa nourriture.
Cette aptitude est due à la couche de graisse dont il est enveloppé qui lui permet de supporter la faible température de l'eau.
C'est un animal solitaire qui ne recherche la compagnie qu'à la période de reproduction.
Ses méthodes de chasse sont particulières car, bien qu'il soit rapide, il ne peut lutter contre la vélocité des phoques qui plongent sous l'eau au moindre danger.
Les charges sont peu fréquentes et ne s'effectuent que sur une distance d'une vingtaine de mètres après une approche prudente.
Pour les capturer sans trop de difficultés, l'animal se poste à l'affût auprès d'un trou de respiration qu'utilisent les pinnipèdes,
et attend patiemment que l'un d'eux remonte à la surface pour le capturer.
Les femelles de l'espèce mettent généralement bas un maximum de deux oursons tous les trois ans.
La naissance a lieu lors de l'hibernation, au sein de la tanière. La mère allaite les petits pendant trois à quatre mois,
durée au terme de laquelle ils partent à la découverte de leur univers de glace.
L'apprentissage dure trois longues années, pendant lesquelles les oursons apprennent à chasser le phoque et à choisir une tanière.
Les femelles atteignent leur maturité sexuelle à trois ans, tandis que les mâles mettent une année de plus.
Femelle:
L'ourse polaire.
Portée annuelle:
1 portées trisannuelle de 2 oursons maximum.
Poids adulte:
de 400 à 700 kg. Le mâle est près de 2 fois plus lourd que la femelle
Longévité:
15 à 30 ans.
À savoir:
La disparition de la banquise due au réchauffement climatique est un autre aspect alarmant.
En effet, l'habitat naturel de l'ours se réduit, et avec lui, les proies dont il se nourrit.
Ces dernières voient disparaître leurs reposoirs flottants.
Des phénomènes de cannibalisme ont été observés à plusieurs reprises chez les ours blancs qui ne trouvent plus de proies en suffisance.
D'autres ont été retrouvés noyés...
En effet, bien qu'ils soient des nageurs émérites, le recul des glaces contraint les plantigrades à franchir des distances toujours plus grandes en haute mer,
là où les eaux sont plus agitées. C'est l'épuisement qui a raison d'eux.
Si l'on rajoute à tous ces périls, celui de la chasse aux trophées, on peut prendre la mesure des menaces qui pèsent sur une espèce très spécialisée,
et de sa vulnérabilité.
Elle fréquente exclusivement les habitats côtiers dans l'hémisphère nord en été, dans la zone subantarctique pendant la saison d'hivernage.
On la rencontre dans nos régions lors du passage principal le long de la façade atlantique qui a lieu à la fin de l'été. Elle niche sur les îles et les îlots côtiers bas.
Au passage, on la retrouve le long des côtes et à l'intérieur des terres, uniquement lorsque les conditions météorologiques sont exceptionnelles,
notamment en cas de tempêtes. Niche en France de temps en temps.
L'espèce niche en grandes colonies sur les plages de sable ou de galets et parmi les rochers non loin de la mer.
Le couple construit son nid au sol, grattant une cuvette que mâle et femelle garnissent de quelques végétaux
Vie sociale:
Mouettes et goélands nichent souvent en compagnie des sternes arctiques, profitant de leur protection efficace contre les prédateurs.
Une colonie de sternes est en effet toujours surveillée par une sentinelle. A son signal, toutes les sternes s'envolent et attaquent vigoureusement l'intrus.
La sterne arctique, comme son nom l'indique, passe l'été dans l'hémisphère nord, près de l'Arctique.
Elle vole ensuite vers le sud, traverse de vastes étendues océaniques pour aller hiverner en Afrique Australe, en Australie et en Antarctique.
L'espèce effectue le voyage en quatre mois environ et l'aller et retour peut couvrir 35 000 kilomètres.
La route migratoire de la sterne arctique suit l'eau, ce qui lui permet de se nourrir tout au long du périple.
En volant d'un pôle à l'autre, la sterne arctique bénéficie de plus d'heures de jour que tout autre oiseau,
ce qui lui permet de manger plus longtemps et d'exploiter les sources de nourriture là où elles sont abondantes.
La sterne arctique se nourrit surtout de petits poissons, mais aussi de plancton et de petits crustacés.
Ce régime marin lui permet de continuer à se nourrir pendant les longues migrations.
La sterne vole sur place au dessus de l'eau, puis plonge et attrape les poissons avec son bec les tenant juste derrière les ouïes.
Bien qu'ils passent la plupart de l'année séparés, les couples de sternes arctiques sont unis pour la vie et retournent s'accoupler et nicher au même endroit, chaque printemps.
Le mâle effectue une parade nuptiale élaborée, surtout lorsqu'il cherche une compagne pour la première fois. Lorsqu'il a sélectionné une partenaire,
il vole très haut dans le ciel et la femelle le poursuit. Le couple plane ensemble, puis descend en zigzags et continue sa parade au sol.
Le mâle offre des poissons à la femelle et tourne autour d'elle avec la queue étalée et les ailes pendantes, voletant souvent avec un poisson dans le bec.
Femelle:
La sterne arctique.
Ponte annuelle:
1 couvée annuelle de 2 œufs.
Poids adulte:
de 80 à 120 g.
Longévité:
environ 34 ans.
À savoir:
La diminution des poissons due à la pollution des eaux et à une pêche abussive,
les dérangements et la prédation dans les colonies sont les problèmes plus importantes pour l'espèce.
L'Oie des neiges possède deux aires bien distinctes.
En été, pendant la nidification, on la trouve dans la zone arctique de l'Amérique du Nord et en Sibérie, sur l'île Wrangel.
En hiver, elle migre principalement sur les bords du golfe du Mexique, en Louisiane et au Texas.
Certaines populations hivernent en Californie Centrale, au centre-nord du Mexique et dans les régions avoisinantes des États-Unis.
D'autres passent l'hiver sur la côte atlantique, du Maryland jusqu'en Caroline du Nord. On distingue généralement deux sous-espèces :
la race nominale, ou petite Oie des neiges, est présente sur l'ensemble de l'aire de distribution, de l'île Wrangel à travers toute l'Amérique du Nord jusqu'à la terre de Baffin.
La race atlanticus ou grande Oie des neiges, chez laquelle les individus en phase bleue sont très rares, niche dans les îles au nord de la baie de Baffin
et dans le nord-ouest du Groenland.
Dans son aire de nidification située en zone arctique, elle fréquente essentiellement la toundra. Dans sa zone d'hivernage, on la rencontre dans les marais d'eau douce ou d'eau salée,
les champs de céréales, les bancs de sable et les prairies humides.
Elle peut nicher solitairement ou en colonies d'importance variable (parfois jusqu'à 100 nids à l'hectare).
Une fois sur son aire de nidification, vers la fin du mois de mai, le couple cherche un endroit où s'établir.
Ce peut être une prairie, un terrain accidenté ou encore, le versant exposé d'un ravin.
Le nid est constitué de mousse, d'herbes sèches et d'un peu de duvet.
Vie sociale:
Parce qu'elle fouille le sol pour s'alimenter, l'Oie des neiges paraît souvent maculée de couleur rouille sur la tête, le cou et la poitrine.
Elle se nourrit à terre, arrachant les végétaux par la racine au lieu de brouter leur extrémité.
Cette espèce est grégaire toute l'année. Au mois de juillet et août, on assiste à de grands rassemblements pour la mue.
A cette période, elle perd simultanément ses grandes plumes alaires et se retrouve dans l'incapacité de voler pendant quelques semaines.
L'Oie des neiges est la victime de nombreux prédateurs qui s'attaquent principalement aux nichées.
Œufs et oisillons sont la proie des renards polaires, des labbes, des goélands, de la Buse pattue, du Faucon gerfaut et de l'Harfang des neiges.
Bien qu'elle vole en bandes, l'Oie des neiges n'adopte pas systématiquement la formation en "V" caractéristique des autres bernaches.
Vers le début de juin, la femelle y pond généralement de 3 à 5 œufs blancs ou crème qu'elle couve pendant environ 24 jours,
tandis que le mâle monte la garde à proximité. Les oisillons sont nidifuges et sont conduits hors du nid par leurs parents un ou deux jours après l'éclosion.
Après une phase de nourrissage intensif qui dure environ six semaines, ils sont près à prendre leur envol vers le sud.
Cependant la totale émancipation n'intervient qu'au bout de presqu'un an.
Femelle:
Le jars des neiges.
Ponte annuelle:
1 couvée annuelle de 3 à 5 oisillons.
Poids adulte:
3.1 kg..
Longévité:
25 ans.
À savoir:
Elle est exclusivement végétarienne. Sur son aire de nidification, elle se nourrit surtout de pousses de saules arctiques.
Sinon, elle se nourrit de végétaux aquatiques divers dont elle prélève sélectivement selon les espèces, le rhizome, la bulbe ou les racines.
Il lui arrive souvent de glaner des graines de maïs dans les champs cultivés.
On peut trouver le bœuf musqué dans les régions arctiques du Canada, de l'Alaska et du Groenland.
Il a été réintroduit en Scandinavie (Svalbard en Norvège) et dans l'Arctique russe d'où il avait disparu (péninsule du Taïmyr en Sibérie)
il y a environ 2.000 ans. L'île de Banks accueille actuellement la population la plus importante. Elle compte près de 69.000 individus.
L'ovibos est sédentaire et divague paisiblement d'un pâturage à l'autre dans sa région d'origine, sans effectuer de grandes migrations.
Vie sociale:
Le bœuf musqué est un animal grégaire qui, en été, vit en troupeaux d'une douzaine d'individus ou plus avec un mâle dominant à leur tête.
Des regroupements se forment pour l'hiver afin de mieux lutter contre les prédateurs, portant la taille des groupes à soixante ou soixante-dix individus.
Mais en dehors de la période de reproduction, la plupart des mâles reproducteurs errent seuls ou par petits groupes dans la toundra.
Lorsque l'un des membres du groupe est menacé par des loups ou un ours, la troupe se réfugie généralement au sommet d'une éminence ou en un endroit où la neige est peu profonde.
Les mâles et les femelles adoptent alors un comportement défensif particulier.
Ils se mettent en cercle autour des bouvillons en faisant face et en présentant leurs cornes au danger.
Lorsque celui-ci se fait pressant, c'est l'animal le plus fort qui charge.
La période de reproduction commence par de violents combats entre mâles qui se battent pour conquérir la femelle qu'ils convoitent.
Ceux-ci se jettent l'un contre l'autre, tête et cornes en avant jusqu'à ce que le plus faible abandonne.
Femelle:
La vache musqué.
Portée annuelle:
1 bouvillon par an.
Poids adulte:
de 200 à 350 kg.
Longévité:
20 ans.
À savoir:
Traditionnellement chassé par les populations du Grand Nord, les populations du bœuf musqué
(qui tient son nom de l'odeur puissante qu'il dégage lors de la période de reproduction) n'ont jamais été menacées.
Le danger est venu de la chasse sauvage effectuée par les Occidentaux et aujourd'hui, des intrusions de la prospection ou de l'exploitation minière réalisées sur son territoire originel.
Ce sont principalement le survol des troupeaux par les avions et les hélicoptères qui provoquent les dérangements les plus dévastateurs.
Ces passages paniquent les bœufs et provoquent des fuites éperdues, lors desquelles de nombreux jeunes sont piétinés.
Compte tenu du faible taux de reproduction, ces stress inutiles mettent l'espèce en danger.
La baleine boréale (Balaena mysticetus) est une grosse baleine à fanons qui vit dans les eaux arctiques.Les Baleines boréales sont divisées en quatre populations.
La population de l'Atlantique Nord (Océan Atlantique - Est du Groenland dont l'île de Spitzberg au Nord de la Norvège).
Deux populations se trouvent au Canada: la population des mers Béring-Chukchi-Beaufort et celle de l’Est du Canada et de l’Ouest du Groenland.
Au cours de l’été, la population des mers Béring-Chukchi-Beaufort fréquente les eaux du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest,
tandis que la population de l’Est du Canada et de l’Ouest du Groenland fréquent le détroit de Davis, la baie de Baffin, le détroit de Lancaster, le détroit d’Hudson,
le bassin Foxeet le Nord-Ouest de la baie d’Hudson et les bras de mer et les fjords de l’archipel Arctique.
Vie sociale:
Kate Stafford, océanographe au Département de Physique appliquée de l'Université de Washington a observé que cette espèce "chantait" 24 heures sur 24 pendant cinq mois.
Pour la scientifique ces informations sonores servent aux mammifères marins à communiquer pour se diriger, se nourrir, voire préparer des accouplements.
Les baleines boréales femelles atteignent leur maturité sexuelle et portent leur premier petit à l’âge d’environ 25 ans, lorsqu’elles mesurent approximativement 13 m de long.
L’accouplement a lieu d’un bout de l’année à l’autre, mais surtout à la fin de l’hiver ou au début du printemps.
Les deux populations ont été chassées par les humains durant des siècles. Les Inuits et leurs ancêtres, les Thuléens, ont chassé la baleine pour sa viande,
son huile (petit lard), son muktuk (peau avec sa couche de petit lard) et ses os. La baleine boréale était très importante pour les Thuléens qui en tiraient
de la nourriture, du combustible et des matériaux pour se construire des abris.
Les grands os comme ceux des mâchoires et des côtes étaient utilisés pour la construction des habitations pour l’hiver et permirent donc à ces peuples de s’adapter à une région où le bois flotté est très rare, voire inexistant.
Femelle:
La Baleine boréale.
Portée annuelle:
1 baleineau par an.
Poids adulte:
De 75 à 100 tonnes.
Longévité:
Plus de 200 ans.
À savoir:
La Baleine boréale peut vivre au-delà de 200 ans. En 2007, un spécimen chassé en Alaska portait dans sa graisse un projectile breveté en 1879,
les datations lui donnant entre 115 et 130 ans, voire selon une étude dirigée par Jeffrey Bada, jusqu'à 211 ans.
Dans une étude récente, des chercheurs ont montré que certains gènes associés au cancer et à la sénescence portent chez cet animal des mutations spécifiques ou sont dupliqués chez cette espèce.
Ce sont là des pistes pour comprendre comment la baleine boréale peut vivre aussi longtemps.
On trouve le béluga dans les eaux circumpolaires arctiques et subarctiques entre le 50e et le 80e parallèle nord en Norvège, au Groenland, au Canada, aux États-Unis
et en Russie. Une population isolée depuis plusieurs millénaires vit dans l'estuaire du fleuve Saint-Laurent et dans le golfe du Saguenay au Québec.
D'autres populations fréquentent le delta du fleuve Amour, les abords des îles Chantar et Sakhaline dans la mer d'Okhotsk.
Ses plongées le mènent jusqu'à des profondeurs de près de 300 mètres.
Vie sociale:
Le béluga est d'une nature sociable. Les mâles peuvent former des regroupements de plusieurs centaines d'individus du même âge,
tandis que les mères et leurs veaux (nom donné aux jeunes) se réunissent en groupes plus petits. Lorsqu'ils pénètrent dans les estuaires,
ils peuvent se compter par milliers. Ces regroupements représentent alors une forte proportion des populations mondiales de cétacés,
qui les rendent vulnérables à la chasse. Le béluga possède une gamme d'une cinquantaine de vocalisations allant du sifflement, au claquement, au cliquètement
ou au tintement. Il est capable de gonfler le bulbe de sa tête en insufflant de l'air dans les sinus.
Lorsque les glaces se forment, le béluga s'éloigne vers le large pour ne pas se retrouver prisonnier.
Il se déplace au fur et à mesure de la progression de la banquise et profite des polynies et des vastes zones de mer libre pour respirer.
Lorsque le cétacé est pris sous la glace, il est capable de localiser les couches de moindre épaisseur, qu'il est alors en mesure de briser à l'aide de son crâne.
Les femelles, les veaux et les jeunes mâles préfèrent rester proches des côtes dans des eaux non gelées pour éviter les packs de glace sur lesquels rôdent les ours.
Femelle:
La Beluga femelle.
Portée annuelle:
1 veau par an.
Poids adulte:
De 1000 à 1500 kg.
Longévité:
De 35 à 50 ans.
À savoir:
Le nom béluga vient du mot russe beloye, qui signifie « blanc ». La liste rouge des espèces menacées donne comme nom commun béluga, baleine blanche et dauphin blanc.
On lui donne aussi le nom de canari de mer, en rapport avec les sons et sifflements aigus qu'il émet.
Le biologiste marin Le Gall note qu'en Europe, le mot Béluga a aussi été utilisé, à tort, par les marins-pêcheurs pour désigner les marsouins et d'autres petits cétacés.
Il existe plusieurs populations de morses, mais toutes vivent dans la zone polaire arctique.
La population du Pacifique, Odobenus rosmarus divergens, la plus importante, fréquente le détroit de Béring et le nord de l'Alaska,
et la mer des Tchouktches sur la rive orientale des côtes sibériennes.
D'autres groupes dont la population de l'Atlantique, Odobenus rosmarus rosmarus, évoluent dans l'Arctique canadien,
le Groenland, le Svalbard et la partie occidentale de l'Arctique russe.
Une population isolée se trouve dans la mer de Laptev, Odobenus rosmarus laptevi au statut contesté, qui se situe entre les côtes de la péninsule de Taïmyr et de l'archipel de Severnaya Zemlya en Sibérie.
Vie sociale:
Le morse est un pinnipède grégaire et sociable qui forme fréquemment de grands groupes de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers d'individus.
Ce sont les mâles les plus imposants et possédant les plus belles défenses qui trônent au sommet de la hiérarchie.
En dehors de la période de reproduction, les mâles restent au sud de leur aire de distribution géographique habituelle, tandis que les femelles et les jeunes remontent vers le nord. Les jeunes se tiennent à la périphérie des groupes.
Le morse communique par grognements et beuglements, mais peut également siffler pour annoncer un danger.
Dans ce cas, l'animal cherche refuge dans l'eau. Compte tenu de sa taille, le morse n'a que deux prédateurs naturels : l'ours blanc et l'orque.
Le morse peut plonger à 80 mètres de profondeur et rester sous l'eau pendant une trentaine de minutes.
Il ne s'éloigne guère du rivage pour ne pas risquer de rester bloqué sous les glaces. Il absorbe environ 27 kg de nourriture journellement.
Sa vitesse de nage est de 7 km/h en moyenne, mais il peut atteindre des pointes de 35 km/h.
La graisse sous cutanée peut atteindre 15 cm d'épaisseur et peut représenter un tiers du poids de l'animal.
Femelle:
La femelle Morse.
Portée annuelle:
1 portée tous les 2 ans de 1 veau.
Poids adulte:
De 800 à 1800 kg.
Longévité:
De 20 à 30 ans.
À savoir:
Il est dit qu'historiquement, les Vikings furent les premiers à chasser le morse.
Mais c'est sans compter avec les Hommes de la civilisation du Dorset (celle qui précéda la venue des Inuits dans le Grand Nord canadien)
qui devaient déjà chasser le pinnipède en l'an 800 avant J.-C.
Mais quelle que soit l'antériorité de la civilisation qui a commencé à chasser le pinnipède, le morse de l'Atlantique fut mené au bord de l'extinction dans le premier tiers du XXe siècle.